11.10.2006
À quoi servent les muses ?
[Ce qui inspire un écrivain ; inspiration poétique, souvent imaginée par le créateur sous l'apparence d'une femme. Don, invention artistique.]
Avant d’être un groupe de rock, les Muses étaient une bande de nanas. Le monde d’avant était violent, dur, rempli de Ben Laden et de Georges Bush. Pour compenser cette absence d’amour, il y avait des exceptions dont les Muses faisaient partie. Les sœurs étaient nées des amours entre Zeus (toujours lui) et Mnémosyne, déesse de la mémoire. À leurs neuf nuits de sexe avaient succédé, neuf mois plus tard, neuf filles.
Les Muses avaient été gâtées par les dieux. Intelligentes et belles, elles développèrent très tôt un goût pour la poésie, le chant, la littérature, la philosophie, bref, toutes les choses de l’esprit que les hommes regardent avec un œil complaisant. Et à force de passer leur jeunesse à badiner, elles cultivèrent chacune leur don jusqu’à l’excellence. Si bien qu’une fois adultes, elles en vinrent à constituer un groupe folklo de réputation internationale, tout du moins dans le monde antique. Elles se produisaient soit sur l’Olympe, pour divertir dieux et people, soit répétaient chez elle, sur le mont Parnasse (qui se situe, je vous le rappelle, non pas dans le sud de Paris, mais dans le nord de la Grèce).
Au nombre de neuf, la plupart sont depuis tombées en désuétude. Les plus célèbres étaient : Clio, muse de l’histoire (et non pas de Renault), Euterpe, muse de la musique (notez ce lien entre les deux noms), Terpsichore, muse de la danse, Melpomène, muse de la tragédie, Thalie, muse de la comédie, Uranie, muse de l’astronomie.
Les Muses remplissaient une fonction : elles inspiraient les hommes en servant de médiatrices entre les dieux et les poètes. Pour parodier un chanteur, lorsque ça arrive, ce n’est pas l’homme qui prend la muse, mais la muse qui prend l’homme. Directement injectée en intraveineuse, l’inspiration provoquait fièvre créatrice et état second que l’on observe chez la plupart des grands créateurs : peintres (Dali), musiciens (Gainsbourg), écrivains (Hunter Thompson), parfois animateurs sur TF1 (Nikos est véritablement inspiré, si, si).
L’important quand cela survenait, était d’en profiter. Les Grecs l’avaient compris, toute inspiration est éphémère. Comme leurs lointaines descendantes, les hippies, les déesses étaient versatiles. Et quand les Muses changent d’âne, le créateur subit les affres de la panne. Des créateurs ont foncé droit dans la muse et ont fini par prendre les déesses pour des bouteilles (de scotch, par exemple). Il convient donc de zapper en attendant la prochaine inspiration. Sans quoi, vous finirez au Musée.
Micro-trottoir :El Diablo (démon) :
— Ah non, désolé, je n’ai pas dit, c’est ma muse, mais ça m’amuse.
Monsieur Albert E. (génie scientifique) :
— J’ai connu une muse, ça m’a permis de travailler sur la relativité des choses.
Né sous X (muse addicted) :
— Au début, c’est planant. Mais quand vous tombé dans leur musette, attention la descente. Et je dis pas ça parce que c’est ma 108e cure de démusication .
11:30 Publié dans Mythologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


Commentaires
C'est vrai que c'est amusant,
Muse
Muses
Mieux vaut être la muse de quelqu'un que le con d'un diner
à choisir
Pour moi c'est tout vu :-)
Ecrit par : Betty the Blue | 11.10.2006
Ben quoi ça marche pas ???
Ecrit par : Betty the Blue | 11.10.2006
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