07.12.2005

Pourquoi les femmes sont parfois des furies?

 

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[Furie : femme donnant libre cours à sa colère, à sa haine avec violence. Mais pourquoi me direz-vous ?]

 

Durant l'Antiquité, on ne rigolait pas avec les crimes de sang. Les Anciens accordaient une attention toute particulière à la famille : on se serrait les coudes, on se sautait pas au cou. Nuance.

Et quand cela arrivait, non seulement vous deveniez la risée du quartier, mais en plus, vous étiez fiché au grand banditisme divin. Une brigade spéciale d'intervention était dépêchée sur Terre pour punir le tueur de papa, l'étrangleur de maman, ou le violeur de la petite soeur. Trois déesses composaient ce corps de choc : Alecto l'implacable, Mégère la malveillante et Tisiphone la vengeresse du meurtre.

Une fois le crime commis, il n'y avait pas de répit pour le criminel. Les Furies retrouvaient toujours leur proie. Elles pouvaient vous tomber sur le paletot au carrefour d'un chemin, au détour d'une ruelle, parfois à coin d'une table de taverne. La sanction, immédiate, était la même pour tous : les traqués devenaient tous détraqués, complètement fous à lier. Soit les coupables en mouraient, soit ils expiaient durement leur faute au terme d'un parcours du repentir.Les Erinyes ou Furies symbolisaient le remords et les tourments qui assaillent le pécheur. De nos jours, une furie désigne une femme particulièrement remontée, bien décidée à pourrir la vie d'un malheureux. Quant à la mégère, nous la retrouvons au domicile conjugal, inlassable cerbère veillant le retour de Bibi, armée de son rouleau à pâtisserie. Notons que la mégère s'évertue à faire payer les fautes, fondées ou non, de son conjoint. Là n'est pas, de toute façon, l'important : Bibi a toujours tort, c'est une règle immuable.

 

Commentaires

Les pouffiasses et pétasses ça vient d'ou ?

Ecrit par : Lucas | 20.12.2005

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